dimanche 4 juillet 2021

 Une parution aux Editions de la Canopée:


Thierry Le Pennec : Au lieu

‍Ce même poème de Thierry Le Pennec a fait l’objet de 2 livres enrichis par Yves Noblet et Thierry Le Saëc.

 Ce poème inédit de Thierry Le Pennec a été composé en Didot de corps quatorze et enrichi de 4 pointes sèches de chaque graveur. Les textes ont été imprimés sur les presses des éditions de la canopée. L’emboîtage a été confié à l’atelier Vincent Collet. Il a été tiré à 12exemplaires sur du vélin BFK de Rives, numérotés de I à XII, dont 4 exemplaires   enrichis d’une pointe sèche sur du moulin Richard de Bas. Tous les exemplaires sont signés par l’auteur et le peintre.

13 ex par livre / 33 x 25 cm (fermé) 33 x 50 cm (ouvert) Prix : 400 € , avec suite 600 € -  les 2 livres 600 €

Yves Noblet

23 rue du Montier

77440 Congis sur Thérouanne

Tel 0164355285 / 0684561547

                                                                            Thierry Le Saëc        Thierry Le Pennec







Yves Noblet        Thierry Le Pennec











Estampe       Thierry Le Saëc

Estampe         Yves Noblet





 

                                                                   

mardi 7 avril 2020

Figures




Démarche




« Je me suis rendu au sol avec un devoir à chercher, et la réalité rugueuse à étreindre ! Paysan ! »
                                                                                                                          A. Rimbaud

En regard des souvenirs,
la liberté des chemins de l’enfance à travers les champs et les grèves

Aujourd’hui encore, marcher, parcourir un paysage me procurent une sensation d’espaces multiples et d’horizons toujours renouvelés – à redécouvrir.
Le paysage demeure le motif principal de mes études, ce qui revient à choisir et fixer s’il se peut la présence d’un lieu, sa densité, son aire.
Je grave dans le paysage. J’en ressens la matière, l’étendue, le relief, la lumière. Les lignes, les masses s’inscrivent et répondent à l’énergie du geste - sous-tendue par la vision - dans le zinc. Pour l’exprimer, une suite de gravures s’impose, la vision évolue au cours de la réalisation de son dessin et entraîne des changements de formats, de compositions, de techniques ; mais au fond, c’est la circulation entre l’œil, le paysage et la main qui signifiera l’espace du lieu.
Les techniques de la pointe-sèche, de l’eau-forte au trait, à l’aquatinte ou au carborundum, ne sont jamais utilisées pour elles-mêmes mais pour dire la forme, le volume dans un langage plastique au plus près de la sensation.
A l’atelier, j’imprime mes gravures en noir ou en couleurs.
La peinture à l’huile ouvre d’autres possibles, de reprises en reprises, une figuration se défait, se construit, et l’étrangeté du réel transposé sur la toile me porte vers d’autres horizons, imposés par une nécessité plastique.
L’espace que figure une peinture de paysage n’est toujours qu’une réduction de celui-ci, alors il me faut trouver les signes qui l’ouvrent au regard.